dimanche 20 mars 2016

Marc Petit exposé au Jardin de l'Evêché et à Artset à Limoges (été 2016): un vernissage qui "dépote"!


Le 18 mars, en avant-première aux vernissages de Marc Petit à Limoges, la Fonderie d'art de Guillaume Couffignal, qui travaille avec le sculpteur, a présenté son travail à quelques heureux privilégiés. Un moment exceptionnel, comme dans l'antre créatrice d'un nouvel Héphaïstos...


Marc Petit expliquant son travail avec les fondeurs.




Lors du vernissage, Marc Petit et le maire de Limoges, Emile-Roger Lombertie.



Du 19 mars au 19 septembre, les magnifiques sculptures du lotois - installé en Limousin - Marc Petit sont installées dans un écrin qui leur convient parfaitement: le jardin de l'Evêché à Limoges, lieu de spiritualité et de promenade méditative au pied de la cathédrale. Le samedi 19 mars à 11h, avait lieu le vernissage de cette exposition hors du commun, puisqu'elle accueille 74 sculptures de l'artiste qui vient d'être qualifié par les galeristes du pays interrogé par Miroir de l'art comme le plus grand sculpteur français d'aujourd'hui. 




C'est au tout début des années 2000 que j'ai fait sa connaissance (et de Cathy, son épouse si sympathique), alors qu'il dirigeait  la biennale d'art contemporain "Au-delà du corps" à Aixe-sur-Vienne, où il exposait de grands artistes. Parmi de très bons souvenirs, en dehors de belles émissions de radio, une soirée (d'orage...) chez lui, dans son atelier, en compagnie des musiciens et chanteurs occitans Jan dau Melhau et Combi. Connexion logique, Marc ayant réalisé une statue en hommage à la grande poète Marcelle Delpastre à Aixe-sur-Vienne. Je me souviens qu'il me confia quelques dessins pour mon texte Rosarium et ma revue L'Indicible frontière. Il gravissait les marches de la reconnaissance, en France et à l'étranger. Déjà, des livres paraissaient autour de son oeuvre, comme Ceux qui appellent dans le noir, en compagnie de l'écrivain et critique d'art Patrick Mialon, autre complice limousin. En 2008, au Lazaret Ollandini, à Ajaccio, s'ouvrait le premier Musée Marc Petit, tandis que la galerie Arset accueillait un Espace Marc Petit permanent. 






Mais, dans ces mêmes années, rien à Limoges. Pas d'invitation de l'ancienne municipalité, comme l'a regretté Marc Petit lors de son discours à l'occasion du vernissage du 19 mars. Et, alors que nous étions - amateurs d'art, journalistes, écrivains, artistes... - nombreux à savoir qu'il y avait là un artiste de génie, disant avec puissance l'Humanité dans sa fragilité, poursuivant une lignée d'artistes d'exception depuis la nuit des temps, la reconnaissance "officielle" tardait. Nous savons bien, pour l'avoir éprouvé nous-même, que "nul n'est prophète en son pays", mais il aura fallu attendre la nouvelle équipe municipale pour qu'une invitation digne de ce nom soit faite au sculpteur. Le vernissage fut donc l'occasion de rappeler - sans langue de bois, ce qui fait un bien fou - certaines vérités. Philippe Pauliat-Defaye, adjoint à la culture, le maire Emile-Roger Lombertie, ainsi qu'un collectionneur de la première heure (par ailleurs fervent défenseur du MEDEF, mais c'est une autre histoire), prirent successivement la parole pour rendre hommage à Marc Petit qui, ému, répondit (non sans avoir dénoncé avec juste raison les propos d'un responsable des "Puces de la Cité" lui ayant demandé de couvrir une statue sur le parvis de la cathédrale les jours de brocante!). L'artiste sut remercier et dire son travail obstiné et magnifique, devant un public venu des quatre coins du Limousin, de la France et parfois de bien plus loin. Le soleil était au rendez-vous et c'était un plaisir, à ce moment, d'être "limogé". Un clin d'oeil des puissances supérieures: un instant, les cloches de St-Etienne ponctuèrent le discours de Marc... Il est évident que cet endroit est le plus justement adéquat à cette oeuvre et que les touristes estivaux pourront ainsi profiter d'une "offre" formidable dans le quartier: cathédrale, jardin, exposition et Musée des Beaux-Arts.

L'après-midi, un deuxième vernissage permit de découvrir d'autres sculptures à la galerie Artset (ci-dessous).



Il vous faut donc aller absolument vous promener, découvrir, méditer au jardin de l'Evêché. Mais nous reviendrons bientôt ici-même sur cette exposition.





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