mercredi 6 novembre 2013

La campagne verte

Mais où sont donc passés les verts limougeauds, pour qui on pourrait avoir une indéniable sympathie? Qu'est devenu ce parti politique sur la scène locale? A-t-il été victime des longues divisions nationales (entre autres)? Que l'on se souvienne de la déclaration récente de Pascal Durand, qui n'aura guère duré à sa tête:
"Puisque je ne peux plus être le rassembleur que je souhaitais être et que je ne veux surtout pas être un diviseur de l'écologie, j'en tire les conséquences : je ne serai pas candidat au secrétariat national", a-t-il déclaré. Il a également reproché le "nombrilisme" de certains, accaparés par des "enjeux de pouvoirs". Il faut dire que ce n'est pas facile de reprendre du poil de la bête entre campagne présidentielle calamiteuse (ah! j'ai la nostalgie de Nicolas Hulot!) et engloutissement de couleuvres gouvernementales diverses, grands écarts entre le sénat et le gouvernement... ayant conduit Noël Mamère à quitter le navire. Le Limousin a pourtant - depuis longtemps - bénéficié d'un nombre non négligeable de militants associatifs multiples (dont je fus!) pouvant fournir des cadres de qualité. Mais, depuis un certain temps déjà, les verts ne semblent guère audibles. On les a croisés, il y a peu, sur le parvis de la Bfm de Limoges où ils proposaient un questionnaire à la population, certes pour la consulter, mais pour montrer sans doute aussi qu'ils étaient toujours là... Dans ces conditions, il semble bien difficile pour eux de constituer une liste autonome et, plus encore, de réaliser un bon score électoral. Deux solutions s'offrent alors à eux (puisqu'il n'y aura pas de liste de centre gauche indépendante): s'allier avec le Front de Gauche ou avec le Parti Socialiste (option semble-t-il soutenue par Marie-Anne Robert-Kerbrat). Honnêtement, on voit mal comment la première solution pourrait être retenue: en effet, la fibre écologique du P.C.F. est somme toute assez récente et les déclarations jacobines et à l'emporte-pièce du leader du Front de Gauche contre l'enseignement de langues régionales, par exemple, ou contre la politique menée par le gouvernement socialiste-radical-écologiste ne peuvent faciliter les choses. Reste donc la solution Rodet, et les tractations vont bon train, d'autant plus que le départ des communistes libère des places. La négociation pourrait garantir aux verts des élus qu'ils n'auraient sans doute pas s'ils partaient seuls: cinq, six, plus? En cas de victoire (probable) de la liste Rodet au second tour, cela permettrait peut-être de "verdir" un peu plus la politique municipale... surtout si un ou deux postes d'adjoints sont obtenus. Dans ce cas, les verts devront modérer leur discours d'opposition à la L.G.V. - au moins durant les conseils municipaux! Mais ils pourront sans doute faire avancer certains dossiers (dont certains défendus sur ce blog): ceinture maraîchère bio, développement du bio dans les cantines, rénovation thermique, programme de réduction des consommations sur les bâtiments municipaux, réduction des déchets, renforcement de la démocratie participative, transports plus propres, aménagement d'un éco-quartier à Marceau...attention accrue portée à la mise en valeur patrimoniale. 
On attend donc la suite avec intérêt et curiosité.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.