dimanche 1 septembre 2013

Un hommage à Jean Mazeaufroid en préparation


Jean Mazeaufroid mena parallèlement son activité de poète et de peintre. Né en 1943 à Limoges, il est mort en 2001. De caractère difficile, ce fut incontestablement un artiste important de la ville, notamment dans les années 1960-70. En 1983, le critique d'art Patrick Mialon écrivit, dans la revue Artension n°10 un article intitulé "Jean Mazeaufroid ou la tentation de la catastrophe", puis Patrick Rousseau et Cécile Sénamaud lui consacrèrent une étude en 1994. Deux ans plus tard, c'est Joseph Rouffanche qui lui consacra une notice dans son ouvrage (sujet à controverses): 12 poètes, 12 voix(es), édité par Jean-Pierre Thuillat, directeur de la revue Friches (Mazeaufroid m'écrivit alors tout le mal qu'il pensait de cet ouvrage... je publierai cette lettre le moment venu). Jean-Luc Peurot, alors à la DRAC Limousin, lui a composé un tombeau dans l'éphémère revue creusoise Littérature en marche, dirigée par Pierre Courtaud. La revue L'Indicible frontière souhaita également lui rendre hommage au milieu des années 2000, ce qui nous valut la réception d'une lettre anonyme nous traitant de "charognards" et attaquant au physique Patrick Mialon, qui en faisait partie (cela avait un côté France moisie et délation). En 2008, j'ai consacré une notice de mon livre Du pays et de l'exil Un abécédaire de la littérature du Limousin" (Les Ardents Editeurs) à Mazeaufroid (pages 27-28). 

Un hommage - dont la forme définitive n'est pas encore connue - serait en cours de préparation, ce qui n'est que justice pour celui qui animait jadis avec sa bande l'arrière-salle de "Chez Thérèse", "la reine du petit salé", aux Ruchoux, et dont la poésie mérite absolument qu'on la lise, au moins pour son rire désespéré et sa radicalité.

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