samedi 11 mai 2013

Renaissance du Vieux Limoges fête ses 40 ans

Michel Toulet, président de RVL, Bernard Vareille, 1er adjoint au Maire de Limoges, chargé du patrimoine
L'association Renaissance du Vieux Limoges fête ses 40 ans: quatre décennies à oeuvrer pour la sauvegarde du patrimoine de la ville, depuis que des habitants décidèrent, en 1973, de défendre le quartier de la Boucherie contre la volonté de certains d'y réaliser une opération immobilière douteuse et surprenante. Nul doute que c'est en partie grâce à l'action de ces bénévoles, longtemps présidés par Jean Levet, que Limoges a obtenu son label "Ville d'art et d'histoire". Lors du vernissage de l'exposition consacrée à ces 40 années de combat (salle du temps Libre, derrière l'Hôtel de Ville), Michel Toulet, l'actuel président, a fait un discours commémoratif apaisé et volontaire, en présence de Bernard Vareille, 1er adjoint du Maire, chargé du patrimoine. Devant Jean-Pierre Levet, fils de Jean Levet, devant aussi le petit-fils de celui-ci, venu avec sa famille, Michel Toulet a remarqué qu'une rue Jean Levet aurait largement sa place à Limoges. Il a salué la mémoire de quelques adhérents disparus, parmi lesquels mon ami d'enfance Jean-Michel Imbert, ancien guide, véritable puits de science à propos du vieux Limoges. Renaissance du Vieux Limoges reste mobilisé sur certains sujets d'actualité. Ainsi, en mai 2013, un recours en justice a-t-il été déposé contre le permis de construire de la rue de Châteauroux; il se compose de deux requêtes : une sur le fond et un référé suspension. Le second ayant pour but d'empêcher des travaux irréversibles (démolition) sur le site en attendant le jugement ; la justice s'est prononcée, le permis est suspendu. On comprend donc que le discours de Bernard Vareille ait été prudent, saluant à la fois le parcours de l'association, affirmant la volonté de la municipalité et de lui-même de préserver le patrimoine, mais affirmant la nécessité de concilier les dépenses de la ville et les désirs de sauvegarde. Après les interventions de RVL pour la sauvegarde et l'accès du public à la nécropole médiévale de la rue de la Courtine (sera-ce bien le cas?), divers dossiers demeurent en attente. Ainsi, comme je l'ai déjà écrit sur ce blog, celui de la chapelle du Lycée Gay-Lussac; celui, surtout, du baptistère proche de la cathédrale St-Etienne, l'un des plus vastes de Gaule, dont on espère qu'il va devenir l'une des priorités du prochain mandat municipal, Limoges étant, on l'a souligné, "ville d'art et d'histoire". Cela permettrait de donner encore plus de cohérence à l'aménagement touristique du secteur (comme certains réaménagements nécessaires de la place de la cathédrale; cf: l'un de mes précédents billets).
Il y avait du monde au vernissage, mais on apprécierait que plus de jeunes rejoignent l'association pour défendre le patrimoine de notre belle ville...
 
Le site de Renaissance du Vieux Limoges

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.