mercredi 1 mai 2013

Quelques réflexions à propos du pont de Limoges sans nom...

(photo du bas: site infociments)

J'ai déjà dit combien - par mon histoire familiale paternelle - j'étais attaché aux ponts de Limoges, et plus particulièrement à l'antique et médiéval pont Saint-Martial (détruit en 1182 par Henri II Plantagenêt pour punir les habitants du Château de leur manque de fidélité) et au pont Saint-Etienne, dont les noms parlent d'eux-mêmes. Sous la Monarchie de Juillet, on construisit un nouveau pont qui prit l'inévitable nom du souverain: Louis-Philippe. Pour les Limougeauds, c'est le pont "neuf". En 1885, ce fut l'édification du pont de la Révolution. Et, en 2006, fut inauguré un pont sans nom officiel, même si des "Banturles" le baptisèrent le "ponticaud" (en hommage aux habitants des bords de Vienne) et d'autres le pont du Clos-Moreau, ce qui est un peu fade. C'est pourquoi j'aimerais apporter ma contribution pour donner des idées aux édiles qui disposent, parmi leurs fonctions, de la possibilité essentielle de dénommer les rues, places et autres ouvrages d'art de la commune (et donc d'ordonner le chaos). Dans son captivant livre Petit Dictionnaire maçonnique des rues du Limousin, au Puy-Fraud éditeur, Michel Laguionie a recensé près de 200 rues portant des noms de francs-maçons, ce qui n'est pas étonnant, et l'on sait que nombre de voies portent également - ou conjointement... - le nom de personnalités issues du mouvement socialiste, au sens le plus large du mot. Sans tenir forcément compte de ces paramètres, mais sans obligatoirement chercher à les éviter, réfléchissons à quelques noms possibles pour notre nouveau pont... 
Les nostalgiques de la gauloiserie seraient en droit d'avoir un pont des Lémovices, bien que l'ancienne capitale indépendante de ce peuple ait été située sur l'oppidum de Villejoubert. N'importe, cela aurait du panache. Mais mieux vaut un nom contemporain! Camille Fauré (dont une récente exposition a montré la popularité) fait déjà trop ancien. Léon Jouhaud aussi... Georges Magadoux serait mieux, mais il a déjà une rue. Le peintre Guy Salesse, peut-être, ou le designer Olivier Gagnère. Je proposerais bien Georges-Emmanuel Clancier, mais je l'ai déjà fait pour la Bfm (on ne sait jamais, la proposition pourrait être retenue!). L'autre grand poète limougeaud du 20ème siècle, Prix Mallarmé, étant Joseph Rouffanche. Un pont Joseph Rouffanche, cela aurait de la gueule, tout de même! Un pont René Rougerie, aussi d'ailleurs. Le dada Raoul Hausmann, ce ne serait pas mal non plus. Joseph Storck, proviseur du Lycée Gay-Lussac pendant la Seconde Guerre mondiale, résistant et Juste parmi les Nations, ce serait magnifique. Mieux encore, et ce n'est pas son biographe Olivier Bailly qui me contredira: un pont Robert Giraud, ancien du Lycée Gay-Lussac, de la Fac de droit, ex maquisard, devenu écrivain - piéton de Paris, auteur du fameux Vin des rues. D'ailleurs, j'en vois déjà qui pensent à Antoine Blondin (mais ce n'est que de l'eau qui coule sous ce pont)... et d'autres à Georges Fourest, quels dilemmes! Et pourquoi pas un pont Pierre Debauche, certes originaire de Namur mais qui dynamisa le théâtre à Limoges au début des années 1980 et fut à l'origine du Festival des Francophonies? Et puis pourquoi pas le pont Jean-Marie Masse, celui qui fit de Limoges une des capitales du jazz (et je me suis laissé dire que le maire actuel aime cette musique...). 
La réflexion est ouverte... elle peut durer encore un peu de temps.  Je la reprendrai peut-être un jour ou l'autre sur ce blog.

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